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15 avril 2018

Portrait d’un peintre clermontois

Sport & Culture

Coup de projecteur sur Claude Legrand qui nous fait découvrir son univers et sa passion. De Clermont-Ferrand à Aurillac en passant par la Baule et Toulouse, le peintre parcourt les quatre coins de l’hexagone depuis 30 ans pour présenter ses œuvres reconnues en France mais aussi en Europe. Le temps d’une soirée, une dizaine de toiles de l’artiste ont fait escale à Clermont-Ferrand au sein de l’espace Gestion Privée de la Caisse d’Epargne d’Auvergne et du Limousin.

Quelle est votre définition de l’art ?
L’Art doit être poétique.
L’Art n’évolue pas. La technique et la forme évoluent mais le fond reste.
L’Art doit être universel et ne peut pas être seulement le reflet d’une époque.
L’Art est révélateur et non créateur, il est un effet de « réfringence », cet effet de réfraction « donnant à voir ce qui est invisible. Les liens doivent être nombreux, les entrées multiples.
L’Art, comme la science sont des outils de perception du monde. Le poète perçoit avec des mots, le scientifique avec les mathématiques et le peintre avec la couleur, la lumière.

Quelles sont vos influences ?
Parmi mes nombreux maîtres et influences, je citerai James Ensor, Vincent Van Gogh et Camille Corot.

Comment abordez-vous une toile ?
Par la poésie, la littérature, la musique qui sont les déclencheurs.
Mon travail est totalement mental, j’aime parler de la « surdité de l’atelier ». Je m’isole et me retrouve dans une bulle. Installé dans mon fauteuil baignant dans une atmosphère musicale, c’est l’étape de concentration. Ensuite je commence à réaliser plusieurs croquis ; je fais mes gammes comme un joueur de piano. La première esquisse ne reflétera pas le travail abouti qui sera par nécessité une épiphanie. J’essaie de saisir cette révélation et de ne pas me perdre en chemin avec la technique, il me faut retrouver l’œil vierge de l’enfance laisser place à l’improvisation, à l’« oeil absolu ». Cela fluctue entre le conscient et l’inconscient qui se relient comme dans un état hypnotique. Je débute toujours dans un sentiment d’intranquillité ; plus je peins plus j’ai envie de peindre, c’est une obsession. En chemin vers l’inaccessible étoile, la sérendipité au détours d’un chemin, parfois éclaire la route un peu plus loin. Le plaisir que je prends à peindre depuis plus de quarante années est toujours aussi intense et je compare volontiers cette passion de l’atelier à celle de la cuisine avec tous ces mélanges de pigments, ces recettes, les odeurs, les couleurs,…

Quelles sont vos prochaines actualités ?
> un travail sur le pèlerinage de Compostelle qui sera présenté à Brioude dans la Maison de Mandrin et dans la Basilique du 11 septembre au 6 octobre
> une exposition dans le patio de la Librairie les Volcans avec dédicace du livre sur mon travail (déjà au rayon Beaux arts).

Portrait chinois d’un artiste
Si vous étiez…
Un tableau ? Le pont de Narni (Camille Corot)
Un musée ? Le Louvre
Une couleur ? bleu
Un courant ou une période artistique ? Entre 1850 et 1950 pour la peinture, la musique, la littérature,…
Un lieu emblématique ? Le Cézallier
Un titre d’oeuvre ? Si je t’oublie Jérusalem (Faulkner)
Un réseau social ? La fraternité

Plus d’informations sur l’atelier de Claude Legrand www.claudelegrand.fr.

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